Le projet Atikamekw Kinokewin visait à documenter les savoirs atikamekw sur le territoire. Il visait aussi à participer à la valorisation et à la transmission de ces savoirs auprès des jeunes générations.  Dans la transmission d’un système de savoirs, chaque génération assure en quelque sorte le relais pour les générations à venir. Les savoirs se transmettent ainsi d’une génération à l’autre. Or, dans le contexte actuel et considérant que les jeunes grandissent dans les communautés - et non plus sur le territoire - et qu’ils fréquentent l’école des Blancs - et non plus celle de la forêt et de leurs aînés -, la transmission des savoirs traditionnels est quelque peu perturbée. Nous avons donc exploré des moyens qui puissent susciter l’intérêt et la participation des jeunes et favoriser ainsi une certaine forme de transmission des connaissances traditionnelles. 

Un de ces moyens a été d’employer des étudiants et des étudiantes atikamekw de niveau postsecondaire durant les périodes estivales, de 2006 à 2010.  Les étudiants et les étudiantes qui ont ainsi participé au projet sont :

Karina Ottawa : L'écorce et les familles de Manawan

Lina Marie Awashish : Les Atikamekw et l'eau de bouleau

Chantale Awashish : Les anciennes formes d'écriture 

Maryse Awashish : Les femmes et les activités traditionnelles 

Sipi FlamandLa télévision, l'ordinateur, la hache et le couteau croche : la langue atikamekw aujourd'hui.

Annick Flamand :       Le Tikinakan (porte-bébé) et les bleuets

Hervé Ottawa :            Les semaines culturelles

Chaque été, durant la durée du projet, la démarche suivie fut la même. Dans un premier temps, les étudiants et les étudiantes séjournaient trois jours au Conseil de la Nation atikamekw (La Tuque) pour une brève formation à la recherche sous la supervision de deux membres de l’équipe Atikamekw Kinokewin. Ils étaient initiés aux différentes étapes d’une démarche de recherche : sélection d’un thème, rencontres et entrevues avec les interlocuteurs, notes de terrain, rédaction d’un rapport final de recherche. Ils étaient invités aussi à documenter leur généalogie et à identifier les territoires familiaux auxquels ils étaient affiliés. Aux termes de ces journées de formation, chaque étudiant et étudiante devait avoir sélectionné un thème de recherche en lien avec les savoirs traditionnels. C’est ce thème qu’il ou elle allait approfondir au cours de l’été.

 

Dans un deuxième temps, l’étudiant ou l’étudiante, de retour dans sa communauté, recueillait de l’information sur le thème sélectionné auprès des aînés et des adultes de sa famille et de sa communauté. Ces rencontres et ces échanges, notamment avec les aînés, hommes et femmes, constituaient le moment fort de la démarche, un lieu et un espace de transmission intergénérationnelle. C’est aussi auprès de ces personnes que l’étudiant ou l’étudiante pouvait recueillir de l’information sur sa généalogie et sur les territoires familiaux.  Enfin, dans un troisième temps, les étudiants remettaient leur rapport final de recherche et faisaient une présentation orale de leur recherche et un bilan de leur expérience personnelle aux membres de l’équipe Atikamekw Kinokewin.   

 

Nous vous invitons à lire les travaux de ces jeunes Atikamekw.

 

 

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