Le Flash des six saisons...

Les six saisons /E nikotwatciki e aistakoki  

Une des particularités du système de savoirs des Atikamekw Nehirowisiwok et de la relation intime qu’ils entretiennent avec le territoire et l’univers forestier est très certainement le fait de reconnaître six saisons dans un cycle annuel (et non quatre). Cette particularité témoigne de la finesse de leur observation. L’inventaire des activités pratiquées au fil d’un cycle de six saisons témoigne à la fois de la profondeur de leur savoir ainsi que de leur capacité à tirer avantage de l’ensemble des ressources animales et végétales de leur territoire.

Le découpage du cycle annuel en six saisons est un héritage du mode de vie nomade et rappelle que les déplacements sur le territoire sont dépendants des conditions du terrain et des plans d’eau. Ainsi la période du pré-printemps (sikon) indique ce moment de l’année qui suit les froids de l’hiver, mais où les lacs n’ont pas encore calés et la glace recouvre encore les plans d’eau. Une période où les déplacements sur les lacs et les rivières en motoneiges ou en traîneaux à chiens ne sont plus possibles, alors que les canots ou les bateaux à moteur ne peuvent encore être utilisés. La saison du pré-hiver (pitci pipon) désigne quant à elle ce moment de l’année où les lacs et les cours d’eau ne sont pas encore suffisamment gelés pour pouvoir s’y déplacer en motoneige, en raquettes ou en traîneaux à chiens et les déplacements en canot ou en bateau à moteur sont rendus impossibles.  En cette saison, la nature est en dormance, le temps est froid, les animaux ont débuté leur hibernation, mais la neige ne recouvre pas encore complètement le territoire et la glace est peu épaisse.

Les six saisons

Miroskamin

Nipin

Takwakin

Pitci pipon

Pipon  

Sikon  

Et le cycle se poursuit et recommence…

À chaque saison correspondent un ensemble d’activités, de ressources, de méthodes de chasse, de pêche et de trappe, et de méthodes de conservation. Des activités comme la pêche et la chasse sont pratiquées sur plusieurs saisons, mais les techniques et les moyens utilisés, et les lieux fréquentés, varient selon la saison. D’autres activités dépendent de la disponibilité des ressources animales et végétales. Certaines activités, celles surtout liées à la cueillette, sont spécifiques à certaines saisons; le bleuet ne peut se cueillir qu’à l’été. Les plantes médicinales seront récoltées surtout en été et en automne et conservées pour les saisons d’hiver.

    
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Miroskamin

C'est le printemps ou la période des nouvelles pousses. La terre est bonne, fertile, favorable pour la période de pousse. Cette saison peut être désignée aussi comme celle de la nouvelle année. La terre et ses ressources renaissent, l’air semble se régénérer. C’est la période de l’année où se réalise, par exemple, la cueillette des atocas et le prélèvement d’écorces de bouleau pour la confection de paniers ou de canots d’écorces. Les lacs et les rivières, qui sont dégelés, permettent de reprendre les activités de la pêche à la ligne et au filet délaissé au pré-printemps (Sikon).

Namewokaniwon (Pêche aux esturgeons)

Nanto pikototokwaniwon (Recherche de bois pourri)

Le bois pourri, particulièrement le sapin beaumier, est utilisé pour la fumaison de la viande, du poisson ou de la peau animal. Lorsque la neige est fondue, il est plus aisé de collecter le bois pourri. Une fois recueilli, on fait sécher le bois pourri qui pourra être conservé environ un an. Pour la fumaison de la peau, on préfère une sorte de bois pourri que l'on nomme  irinacit parce qu'elle donne une meilleure texture à la peau quand vient le temps de confectionner des mocassins et des mitaines.

Nahomwakwaniwon (Chasse aux huards)

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Notcihimiskwaniwon (Chasse aux castors)

-- faire lien avec chasse aux animaux - castor

Notci kinocewaniwon (Chasse aux brochets)

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Notci mickekominaniwon (Cueillette des atocas)

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Wapoc akotaniwon (Pose de collets à lièvre)

Le collet à lièvre se réalise grâce à un fil de métal (comme du laiton) attaché avec un nœud coulant afin de prendre le lièvre par le cou. Le rond formé par le piège est d’environ 10 cm. de diamètre. Il est fixé sur une branche d’un petit arbre à environ 5 cm. du sol. Le piège est posé dans les petits sentiers souvent parcourus par les lièvres. L’occupation du lièvre au sein d’un territoire particulier est cyclique. C’est-à-dire que l’on peut retrouver des lièvres au même endroit pendant deux ou trois années et que les deux ou trois années suivantes on ne les retrouve plus. 

Faire lien avec chasse aux animaux - lièvre 

 

Wapowanikaniwon (Fabrication de couvertures)

Les femmes confectionnaient des couvertures selon les saisons. En été, elles faisaient des couvertures plus légères et, lors de la période de chasse, elles récupéraient les plus plumes d’oiseaux pour y confectionner des couvertures en plume, mikonwapoan, pour toute la famille. Celles-ci sont très chaudes pour les saisons plus froide.

Wecitorinaniwon (Réparation de canot(s))

Faire lien avec écorce -- canot

Wikwamotekaniwon (Fabrication de paniers en écorce)

Le printemps est le moment idéal pour enlever l’écorce des bouleaux. Les femmes fabriquaient des paniers en écorce de toutes les formes et grandeur qui seront  utilisés dans la vie quotidienne.  Ces paniers servaient aussi pour ranger des vêtements des membres de la famille.

Fabrication de paniers d'écorce

faire lien avec écorce -- panier d'écorce 

Apikwecimonikaniwon (Fabrication d’oreillers)

Les femmes fabriquaient des oreillers à partir des plumes d’oiseaux qu’elles avaient récupérés au printemps.

 

Apicimonikaniwon (Fabrication de matelas)

On confectionnait des matelas à partir des poils de la peau d’orignal. On pouvait également utiliser les poils du chevreuil que les hommes tuaient. Les femmes et les hommes coupaient les poils de la peau, taillaient le tissu de toile, rikasimonekan, et rembourraient le matelas sur les allées que les femmes avaient cousues. 

 

Apowikaniwon (Fabrication d’avirons)

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Akwane wikwas maninikatew (Prélèvement d’écorces de bouleaux)

Ni Ni ka n’ta papokonen, se dit quand on veut aller voir si l’écorce est bonne à enlever. Pour ce faire, on fait une entaille verticale sur le bouleau à l’aide d’une hache et on vérifie si l’écorce est assez épaisse. Si c’est le cas, on peut l’enlever. Il faut s’y prendre doucement presque centimètre par centimètre avec l’aide de la hache en évitant d’abîmer l’écorce. On utilise le terme pitockwi pour l’écorce de bouleau qui n’est pas mature et le terme e ackakak(w) pour désigner les bouleaux qui sont matures et qui donnent de l’écorce bonne à travailler. On trouve deux sortes d’écorce ; ka cipkak, c'est-à-dire l’écorce qui est d’une certaine épaisseur et qu’on utilise pour fabriquer les canots et les wikwamiti. Il est très important de faire la cueillette de l’écorce aux moments opportuns de l’année. Il y a deux moments favorables pour prendre l’écorce, soit au printemps juste après le temps des sucres et avant le bourgeonnement (avril-mai) et à partir du mois d’août jusqu’à l’arrivée de l’hiver. - lien vers le travail de Karina Ottawa sur l'écorce

 

Akotcorakanikaniwon (Fabrication de flotteurs pour filets)

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Asekaniwon (Tannage de peaux)

Après avoir enlevé les poils de la peau de l'animal, on installe la peau sur le morceau de bois de bouleau, tcisaskohikan. On met ensuite la peau dans l’eau. Avant que l’eau devienne rouge, on la sort peau et on la tord. On fait ça plusieurs fois. À la fin, on lave avec du savon, on la tend sur un support en bois carré, tcicopitcitanatikw (trampoline), et on la gratte avec un os d’orignal ou un marteau en bois, otamikihitan.

Tannage de peau

-- (faire lien chasse et animaux -- castor-- tannage)

Actorinaniwon (Fabrication de canots d’écorce)

Pour la fabrication du canot d'écorce on utilise une sorte d'écorce que l'on nomme akwanewe à cause de son épaisseur. Pour coudre l'écorce, on utilise la racine d’épinette blanche, manahikw, à cause de sa plus grande solidité. On place les pièces d’écorce les unes collés aux autres et on dépose sur le moule, roteckotcikan. Par la suite, on met des pierres dans le fond. Alors, on peut commencer le montage. On plante des bout de bois sur les côtés, ce qui assurera la forme du canot. Les pièces d'écorces sont cousues avec les racines qu’on aura préparées. L'intérieur du canot est fait avec du bois de cèdre coupé en fines planches puisqu'il est très maniable, se plie facilement et est très léger. 

Fabrication de canots d'écorce

- lien vers le travail de Karina Ottawa sur l'écorce

Anaskaniwon (tapissage de tente)

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Ickipitatanatikokaniwon (Fabrication de fûts à fourrure)

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Osawapasikaniwon (Fumaison de peau)

Une fois la peau bien grattée, lavée et assouplie, nous procédons au tannage de la peau qui lui donnera sa couleur dorée. La peau est suspendue au-dessus de la fumée et attachée à des perches en bois. Pour fumer la peau, on se sert de copeaux de bois en décomposition (comme le sapin beaumier) appelés «pokototek». Avant que la peau soit fumée, elle s'appelle «mosuan» et une fois qu'elle est fumée elle s'appelle «pikekin».

Otcockw onihikaniwon (Piégeage de rats musqués)

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Orekahikiwamaniwon (Dressage de tentes)

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Pakitahwaniwon (Pêche au(x) filet(s))

La pêche au filet se réalise grâce à un filet d’une longueur variant entre 10 et 20 mètres comprenant pesées et flotteurs. Une extrémité du filet est attachée au bord de l’eau, soit à un arbre, à une branche, à un rocher ou une lourde pierre. L’autre extrémité est attachée à une pierre servant de pesée et jetée au fond de l’eau. Le filet est installé à un endroit précis selon la trajectoire de certains types de poisson. Quelques heures après son installation ou le lendemain, on revient chercher le filet, on enlève les poissons qui y ont pris et on le fait sécher au soleil. 

Pikiwikaniwon (Préparation de gomme d’épinette)

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Ponapaniwon (Pêche à la ligne morte)

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Kisisowaniwon mickekominan (Cuisson d’atocas)

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Kiweatahonaniwon (Expédition de retour aux sites estivaux)

Lorsque les lacs et les rivières étaient navigables, les familles empruntaient le chemin du retour vers les sites estivaux. Durant cette période, le cycle d'exploitation et d'occupation du territoire changeait quelque peu. La plupart des familles étaient chargées de matériels lourds (fourrures, nourriture, équipements de chasse, etc.) et pour atténuer leur trajet, ils s'arrêtaient à différents endroits (site).

Tcicaskohikaniwon (Dépilage de peaux)

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Tcimanikecinaniwon (Fabrication de petits canots d’écorce (artisanat))

Les femmes et les hommes fabriquent des petits canots d’écorce pour servir de jouet aux enfants et pour vendre à des marchands.

Fabrication de petits canots d'écorce

Masko onihikaniwon (Trappe à l’ours)

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Mackikiwapokaniwon (Préparation de plantes médicinales)

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Wepahapaniwon (Pêche à la ligne)

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Manaskonaniwon (Cueillette de branches de sapin)

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Manawaniwon (Cueillette d’œufs)

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Manikaniwon (Construction d’abri)

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Nameskaniwon (Grande pêche)

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Manin otapaniwon (monotapaniwon) (Prélèvement de racines)

Le terme utilisé pour chercher les racines est montapan. C’est une technique assez simple qui consiste à creuser à proximité de l’arbre jusqu’à ce qu’on atteigne les racines. Celles-ci ne doivent pas être trop grosses. On les coupe à l’aide d’une hache et on tire dessus. Il faut préparer la racine afin de la rendre souple. Pour cela, il faut la faire bouillir entre vingt minutes et une heure, parfois plus longtemps. La racine avec beaucoup de résine est privilégiée (ka pikiitc) car elle très solide et très souple. Le fait de la faire bouillir a pour effet qu’on peut enlever la croûte qui la recouvre sans avoir à la gratter. Par la suite, on divise la racine en lanières. On ne prend que les côtés extérieurs de la racine. Le centre, qu’on appelle pitotapi, n’est pas utilisé pour la couture des objets, mais il peut être utilisé comme une corde.

Manihikiskiwaniwon (Prélèvement de gomme d’arbre)

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Mokocaniwon (Cérémonie) Festivités

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Mikon mawitcihakaniwiw (Prélèvement de plumes)

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Nta notcinaniwon (Pique-nique)

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Natarapaniwon (Levée de filets)

Une fois le filet installé, les pêcheurs reviennent le récupérer après plusieurs heures ou après la nuit. Une fois arrivé sur la terre ferme, on retire les poissons du filet. On fait sécher le filet au soleil et l’on arrange les poissons.  

Natowirewaniwon (Chasse à la perdrix)

On chasse la perdrix à l’aide d’un petit calibre (carabine à plomb, carabine de calibre .22 ou un fusil de calibre 410 ou 28), d’un lance roche, d'une perche avec un noeud coulant ou d’un piège installé sur un petit conifère (comme le sapin). Pour arranger la perdrix, il faut la placer par terre sur le dos, mettre les pieds sur les ailes ouvertes et tirer les pattes de la perdrix vers le haut. On coupe ensuite les ailes et on récupère la poitrine.  -- photo JC-9-005

Chasse à la perdrix avec un noeud coulant

Natci pikototokwaniwon (Cueillette de bois pourris)

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Nanto maskwaniwon (Chasse à l’ours (hors terrier))

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Nipin

L’été, cette période où l’élément « eau » est plus visible dans la nature. Nipi signifie « eau ». L’esprit de cette saison est raconté dans la légende atikamekw de Nipinatcac et Kiwetinisiw, la rencontre du temps et de l’espace. Nipinatcac y représente les éléments du temps : nipin pour l’été, donc une saison et un repère temporel. Kiwetinisiw représente les éléments de l’espace : du mot Kiwetin pour nord, donc une direction et un repère spatial.

Durant cette période, nous faisons surtout la chasse aux petits gibiers et la pêche aux dorés, aux corégones et aux esturgeons. La cueillette et la préparation de la pâte de bleuets est également une activité importante qui se réalise surtout au mois d’août. Auparavant, la période estivale était un moment de rassemblement important pour les familles qui passaient la majeur partie de l’année sur leur territoire de chasse familial. Aujourd’hui encore, à l’été, plusieurs événements sont organisés (des cérémonies de mariages ou d’anniversaires de mariages, des pow-wow, des baptêmes, des activités sportives, etc.) qui permettent aux différentes familles de se rencontrer, d’échanger, de festoyer et de renouer des liens avec d’autres familles de la communauté ou des communautés voisines.

Pakitahwaniwon (Pêche au filet)

La pêche au filet se réalise grâce à un filet d’une longueur variant entre 10 et 20 mètres comprenant pesées et flotteurs. Une extrémité du filet est attachée au bord de l’eau, soit à un arbre, à une branche, à un rocher ou à une lourde pierre. L’autre extrémité est attachée à une pierre servant de pesée et jetée au fond de l’eau. Le filet est installé à un endroit précis selon la trajectoire de certains types de poisson. Quelques heures après son installation ou le lendemain, on revient chercher le filet, on enlève les poissons qui y ont été pris et on fait sécher le filet au soleil. 

Pêche au filet

Préparation de dorés

Ponapaniwon (Pêche à la ligne morte)

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Tikinakanikaniwon (Fabrication de porte-bébé)

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Kisisawaniwon minic (Cuisson de bleuets en pâte)

La cuisson du bleuet en pâte «kisisawaniwonminic» sur feu de bois demande environ une journée. On utilise un très grand chaudron et on brasse régulièrement pour ne pas que la pâte colle dans le fond du chaudron. On laisse mijoter et réduire jusqu'à ce que la texture ressemble à de la confiture. Pour un chaudron rempli de bleuets, on devrait en recueillir environ le tiers en pâte de bleuets. Celle-ci contient beaucoup de vitamine C et peut se conserver près d’un an. 

Préparation de la pâte de bleuets

Manin otapaniwon (Prélèvement de racines d’épinette)

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Masko atospaniwon (Chasse à l'ours)

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Nta notcinaniwon (Pique-nique)

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Mos atoskaniwon (Chasse à l'orignal)

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Wepahapaniwon (Pêche à la ligne)

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Mowisonaniwon (Cueillette de bleuets)

La cueillette de bleuets se réalise à la fin de l’été (vers la fin du mois de juillet et début du mois d’août). Les bleuets (minic) contiennent beaucoup de vitamine ‘C’ et sont très bons pour la santé. La cuisson du bleuet en pâte «kisisawaniwon minic» sur feu de bois demande environ une journée. La pâte de bleuets peut se conserver près d’un an. On l’utilise, par exemple, comme confiture.

--inclure partie film 

Cowerimawsowin (Activités cérémonielles)

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Natarapaniwon (Levée de filet de pêche)

Une fois le filet installé, les pêcheurs reviennent le récupérer après plusieurs heures ou après la nuit. Une fois arrivé sur la terre ferme, on retire les poissons du filet. On fait sécher le filet au soleil et l’on arrange les poissons.  

Pêche au filet

Préparation de dorés

Wakinaskwaniwon (Moulage de raquettes)

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lien vers culture matérielle - raquette

 

 

Osekwaniwon (Cuisson de bleuets en pâtes)

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- lien vers le film 

Onikamikaniwon (Déboisement de portages)

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Asekaniwon (Tannage de peau)

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Tannage de peau

Fumage d'une peau d'orignal

 

- lien avec chasse et animaux -- orignal - tannage 

Pamatahonaniwon (Expédition de surveillance de territoire)

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Arapikaniwon (Fabrication de filet de pêche)

Ickipitatanatikokaniwon (Fabrication de fûts à fourrure)

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Kitikaniwon (Préservation et protection d'espèces animales (aussi agriculture-sylviculture))

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Akotcorakanikaniwon (Fabrication de flotteurs pour filet)

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Askoswekamonaniwon (Chasse à l'orignal (canot))

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Matceatohonaniwon (Expédition de retour vers le territoire de chasse)

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Notcirewaniwon (Chasse à la perdrix)

On chasse la perdrix à l’aide d’un petit calibre (carabine à plomb, carabine de calibre .22 ou un fusil de calibre 410 ou 28), d’un lance roche, d'une perche avec un noeud coulant ou d’un piège installé sur un petit conifère (comme le sapin). Pour arranger la perdrix, il faut la placer par terre sur le dos, mettre les pieds sur les ailes ouvertes et tirer les pattes de la perdrix vers le haut. On coupe ensuite les ailes et on récupère la poitrine.

Chasse à la perdrix

Pokwane manikwasaniwon (Prélèvement d'écorces de bouleau)

On dit que l’écorce est akwanew c'est-à-dire qu’il y a une couche qui se colle àl’écorce. C’est avec ce genre d’écorce qu’on peut faire des motifs,  (masinawatahikan). On peut retrouver cette sorte d’écorce en été dans les versants nord des montagnes, là où il y a peu de soleil. Mais il existe aussi une autre sorte d’écorce qu’on retrouve durant la saison estivale. Celle-ci est toute aussi bonne à travailler, sauf qu’on ne peut y gratter des motifs étant donné l’absence de la couche brune. On l’appelle pakwanew et elle est très facile à enlever. On ne fait qu’entailler le bouleau et l’écorce décolle très facilement. On s’en servait pour faire les paniers qui recueillaient l’eau d’érable au printemps ou pour y mettre les bleuets lors de la cueillette au mois d’août. 

- lien vers le travail de Karina Ottawa sur l'écorce

Actorinaniwon (Fabrication de canots d'écorce)

Pour la fabrication du canot d'écorce, on utilise une sorte d'écorce que l'on nomme kicik à cause de son épaisseur.  Pour la coudre, on prend la racine d’épinette blanche, manahikw, à cause de sa plus grande solidité. On a besoin également de la résine d'épinette blance (pikiw) ou de la résine de pin (cikokw) pour boucher les petits trous et pour enduire les coutures.  On place les pièces d’écorce les unes collés aux autres et on les installe sur le moule (roteckotcikan). Par la suite, on dépose des pierres dans le fond et on commence le montage. On plante des bout de bois sur les côtés, ce qui assurera la forme du canot.  Le bois de cèdre est très maniable, il plie facilement et est d’une grande légèreté. C’est avec ce bois, coupé en fines planches pliables, qu’est fait tout l’intérieur du canot.  

Fabrication de canots d'écorce

- lien vers le travail de Karina Ottawa sur l'écorce

- Photos  

Wecitorinaniwon (Réparation de canots)

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Wikwamotekaniwon (Fabrication de paniers en écorce)

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Fabrication de paniers d'écorce

lien avec écorce - panier 

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Takwakin

L’automne est une période de temps frais, takahaw (ou takweiaw). Le mot takwakin est un dérivé du mot takahaw (ou takweiaw quand on parle d’un temps presque froid). En cette saison, la température peut descendre au point de congélation durant la nuit ou le soir. C’est une saison propice à la chasse et à la pêche et pour faire des provisions avant la venue de l’hiver (viandes séchées, plantes médicinales….). Auparavant, vers la fin du mois d’août et au début septembre, la bande constituée en groupes familiaux commençait à se préparer pour passer la majeure partie de l’année sur son territoire de chasse.  Avant d’entamer ce long voyage, il fallait faire quelques préparatifs comme s’approvisionner en matériel, vérifier l’état des vêtements et de l’équipement (canots, traîneaux à chien, fusils), etc. Lorsque le temps était venu de partir, les familles ou les groupes de chasse prenaient la route selon l’axe de navigation qui les conduisait à leur territoire.

Pakitahwaniwon (Pêche au filet)

La pêche automnale s’effectue avant la formation des glaces qui rend la navigation sur l’eau impossible. La pêche au filet à l’automne se réalise grâce à un filet d’une longueur variant entre 10 et 20 mètres comprenant pesées et flotteurs. Une extrémité du filet est attachée au bord de l’eau, soit à un arbre, à une branche, à un rocher ou à une lourde pierre, tandis que l’autre extrémité est attachée à une pierre servant de pesée et jetée au fond de l’eau. La distinction entre la pêche au filet l’automne et la pêche au filet aux autres saisons est le lieu d'installation du filet.  Celui-ci est installé selon le cycle de déplacement des poissons. Par exemple, l’automne est la période de fraye de la truite grise (touladi) ‘namekosikaniwon’. Certains pêcheurs vont donc choisir de poser leur filet près des frayères de ce poisson. Ce qui n’empêche pas, toutefois, à un autre pêcheur d’installer son filet dans une zone propice au doré.  

Kakewkwaniwon (pasanawan) (Fumaison de viande d’orignal)

L'automne est un moment opportun pour la fumaison de la viande d'orignal. La viande fumée de l'orignal  se conserve très bien et constituait, auparavant,  une partie importante des provisions pour l'hiver. La fumaison se réalise dans les temps chauds de l'automne, avant l'arrivée de l'hiver. Lorsqu'il fait trop froid, la viande gèle et on ne peut plus la fumer. 

Kitohoswaniwon (Appeler l’orignal (appeau))

En automne, la chasse à l’orignal se fait un peu différemment, surtout au niveau de l’approche. L'appel à l’orignal s’effectue avec un appeau fait de pièce d’écorce (un pied carré) cousue avec des racines d’épinettes. En langue Atikamekw, l’objet est désigné sous le nom de Kitohoswan.

 

Fabrication d'un appeau en écorce

Cakweciw onihikaniwon (Trappe au vison)

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Masko atoskaniwon (Chasse à l’ours)

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Masko mitekaniwon (Préparation de graisse d’ours)

Arès avoir fait le dépeçage de l’animal, on récupère la graisse et on la fait fondre dans un chaudron sur le feu. On filtre la graisse dans un linge fin pour ensuite la verser dans des récipients qui seront conserver au froid.

Mackikiwapokaniwon (Préparation de plantes médicinales)

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Matcewotaniwon (Retour vers le territoire de chasse)

Auparavant, vers la fin du mois d'août et au début du mois de septembre, la bande constituée en groupe familiaux commençait à se préparer pour passer la majeure partie de l'année sur son territoire de chasse. Avant d’entamer ce long voyage, il fallait faire quelques préparatifs comme s’approvisionner en matériel, vérifier l’état des vêtements et de l’équipement (canots, traîneaux à chien, fusils), etc.  Lorsque le temps était venu de partir, les familles ou les groupes de chasse prenaient la route selon l’axe de navigation qui les conduisait à leur territoire.  

Mamanaskonaniwon (Prélèvement de branche de sapin (tente))

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Manitaniwon (Coupe de bois de chauffage)

L’automne est un moment propice pour faire le bois de chauffage. En prévision aux grands froids, on part en territoire pour couper le bois nécessaire pour l’hiver. Des essences comme le tremble et le bouleau sont priorisées, mais d’autres essences comme le pin sont également usitées. À l’aide de la scie mécanique, on découpe les arbres en billots et on les transporte en camion jusqu’au camp ou jusqu’à la maison. À l’aide de la hache, on coupe ensuite les billots pour en faire des bûches.

 

Manikaniwon (Construction d’abri (habitation))

Manin otapaniwon (Prélèvement de racines d’épinette)

La racine de l’épinette blanche (manahikw) est très solide. Elle est notamment utilisée pour la fabrication de canot d’écorce. Le terme utilisé pour chercher les racines est montapan. C’est une technique assez simple qui consiste à creuser à proximité de l’arbre jusqu’à ce qu’on atteigne les racines. On choisit les racines qui ne sont pas trop grosse, on la coupe à l’aide d’une hache et on tire dessus. Il faut préparer la racine afin de la rendre souple. Pour cela, il faut la faire bouillir. La durée peut varier de vingt minutes à une heure et parfois plus longtemps. La racine qui contient beaucoup de résines est privilégiée (ka pikiitc) car elle très solide et très souple. En faisant bouillir les racines, la croûte qui la recouvre devient beaucoup plus facile à enlever. Par la suite, on divise la racine en lanières. On ne prend que les côtés extérieurs de la racine. Le centre, qu’on appelle pitotapi, n’est pas utilisé pour la couture des objets, mais il peut être utilisé comme une corde.

(Natarapaniwon (Levée de filet de pêche))

Une fois le filet installé, les pêcheurs reviennent le récupérer après plusieurs heures ou après la nuit. Une fois arrivé sur la terre ferme, on retire les poissons du filet. On fait sécher le filet au soleil et l’on arrange les poissons.  

Natowirewaniwon (Chasse à la perdrix)

On chasse la perdrix à l’aide d’un petit calibre (carabine à plomb, carabine de calibre .22 ou un fusil de calibre 410 ou 28), d’un lance roche, d'une perche avec un noeud coulant (faire lien avec capsule vidéo)  ou d’un piège installé sur un petit conifère (comme le sapin). Pour arranger la perdrix, il faut la placer par terre sur le dos, mettre les pieds sur les ailes ouvertes et tirer les pattes de la perdrix vers le haut. On coupe ensuite les ailes et on récupère la poitrine.  

Nato amiskwaniwon (Chasse au castor)

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--lien avec chasse et animaux -- castor -- chasse 

Namekosikaniwon (Pêche au touladi)

L’automne est la période de fraye du touladi ‘namekosikaniwon’. C’est le moment où ce poisson remonte la rivière et une occasion pour pêcher ce poisson.

 

Nanto maskwaniwon (Chasse à l’ours (hors-terrier))

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Nanto amiskwaniwon (Recherche de colonie de castors)

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Notcihimiskwaniwon (Chasse au castor (affût))

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Wapoc akotaniwon (Pose de collets à lièvre)

Le collet à lièvre se réalise grâce à un fil de métal (comme du laiton) attaché avec un nœud coulant afin de prendre le lièvre par le cou. Le rond formé par le piège est d’environ 10 cm. de diamètre. Il est fixé sur une branche d’un petit arbre à environ 5 cm. du sol. Le piège est posé dans les petits sentiers souvent parcourus par les lièvres. L’occupation du lièvre au sein d’un territoire particulier est cyclique. C’est-à-dire que l’on peut retrouver des lièvres au même endroit pendant deux ou trois années et que les deux ou trois années suivantes, on ne les retrouve plus.

Wikwamotekaniwon (Fabrication de panier en écorce)

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-- lien écorce - panier 

Akwapasawaniwon (Fumaison de poisson)

Akwane manikwasaniwon (Prélèvement d’écorce de bouleau)

Ni Ni ka n’ta papokonen, se dit quand on veut aller voir si l’écorce est bonne à enlever. Pour ce faire, on fait une entaille verticale sur le bouleau à l’aide d’une hache et on vérifie si l’écorce est assez épaisse et si c’est le cas, on peut l’enlever. Il faut s’y prendre doucement presque centimètre par centimètre avec l’aide de la hache en évitant d’abîmer l’écorce. On utilise le terme pitockwi pour l’écorce de bouleau qui n’est pas mature et le terme e ackakak(w) pour désigner les bouleaux qui sont matures et qui donnent de l’écorce bonne à travailler. On trouve deux sortes d’écorce : ka cipkak, c'est-à-dire l’écorce qui est d’une certaine épaisseur et qu’on utilise pour fabriquer les canots et les wikwamiti. Il est très important de faire la cueillette de l’écorce aux moments opportuns de l’année. Il y a deux moments favorables pour prendre l’écorce, soit au printemps juste après le temps des sucres et avant le bourgeonnement (avril-mai) et à partir du mois d’août jusqu’à l’arrivée de l’hiver.

- lien vers le travail de Karina Ottawa sur l'écorce

Akotcorakanikaniwon (Fabrication de flotteurs pour filet)

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Asekaniwon (Tannage de peaux)

Après avoir enlevé les poils, on installe la peau sur le morceau de bois de bouleau, 'tcisaskohikan'. On met ensuite la peau dans l’eau pour la laver. Avant que l’eau ne devienne rouge, on sort la peau et on la tord. On fait ça plusieurs fois. À la fin, on lave avec du savon, on la tend sur un support en bois carré, 'tcicopitcitanatikw' (trampoline), et on la gratte avec un os d’orignal. 

Tannage de peau

Atcitcikonaniwon (Réserve de nourriture)

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Amirikaniwon (Pêche aux corégones)

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Anaskaniwon (Tapissage de tente (branches de sapin))

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Aripikorikaniwon (arapikorikaniwon) (Tressage de peaux de lièvres)

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Aiin atoskaniwon (Trappe aux animaux à fourrure)

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Ickipitatanatikokaniwon (Fabrication de fût à fourrure)

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Otakohikatew (Chasse au castor en canot)

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Onihikanatikokaniwon (Préparation de piège en bois)

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Oractakaniwon tisorakana (Préparation des pièges)

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Orekahikiwamaniwon (Dressage de tente)

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Owihakohikaniwon (Appâtage des pièges)

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Pitcipipon

C’est le « faux » hiver,ou pré-hiver. Durant la période du faux hiver, ou du pré-hiver, l’air et le climat semblent incertains. Ce n’est pas encore tout à fait l’hiver.  La température est plus froide qu’en takwakin, mais ce n’est pas encore le gel définitif. Certains animaux parcourent moins le territoire pour cette raison. Cette période s’étend approximativement entre le milieu du mois de novembre à la mi-janvier.Durant cette période, les animaux sont gras, leurs fourrures sont belles et le temps de la gestation est terminé. C’est la saison idéale pour faire des provisions pour vivre convenablement une bonne partie de l’hiver.  C’est également le moment d’inspecter les lieux pour faire un inventaire des animaux à trapper et à chasser pour les années à venir.

Pakitahwaniwon (Pêche au filet)

 

 

 

Piciw akotaniwon (Pose de collets à lynx)

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Ponapaniwon (Pêche à la ligne morte)

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Cakweciw onihikaniwon (Trappe au vison)

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Tcikaha asamatikwaniwon (Taillage de bois de raquette à la hache)

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-- lien avec culture matérielle -- artisanat - raquette 

Manitaniwon (Coupe de bois de chauffage)

L'’automne est un moment propice pour faire le bois de chauffage. En prévision aux grands froids, on part en territoire pour couper le bois nécessaire pour l’hiver. Des essences comme le tremble et le bouleau sont priorisées, mais d’autres essences comme le pin sont également usitées. À l’aide de la scie mécanique, on découpe les arbres en billots et on les transporte en camion jusqu’au camp ou jusqu’à la maison. À l’aide de la hache, on coupe ensuite les billots pour en faire des bûches.

Natarapaniwon (Levée de filet de pêche)

 

Natoswaniwon (Chasse à l’orignal)

Natowirewaniwon (Chasse à la perdrix)

Nanto pikototokwaniwon (Recherche de bois pourris)

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Nanto asamatikwaniwon (Chasse au castor (affût))

Notci wackeciwaniwon (Chasse au chevreuil)

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Wapictani onihikaniwon (Piégeage de martres)

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Wapocowanicikaniwon (Préparation de peaux de lièvres)

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Wakinaskwaniwon (Moulage de raquettes)

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Wakoci (mikeci) akotaniwon (Pose de collets à renard)

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Wapoco akotaniwon (Pose de collets à lièvre)

Le collet à lièvre se réalise grâce à un fil de métal (comme du laiton) attaché avec un nœud coulant afin de prendre le lièvre par le cou. Le rond formé par le piège est d’environ 10 cm. de diamètre. Il est fixé sur une branche d’un petit arbre à environ 5 cm. du sol. Le piège est posé dans les petits sentiers souvent parcourus par les lièvres. L’occupation du lièvre au sein d’un territoire particulier est cyclique. C’est-à-dire que l’on peut retrouver des lièvres au même endroit pendant deux ou trois années et que les deux ou trois années suivantes, on ne les retrouve plus.

Pose de collets à lièvre

Wacapaniwon (Coupe de babiche)

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--lien avec chasse et animaux -- orignal - babiche 

 

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Wikasikaniwon (Fabrication de vêtements)

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Asamikaniwon (Fabrication de raquettes)

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- lien avec culture matérielle -- artisanat -- raquette 

 

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Ackimaniwon (Tressage de raquettes)

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- lien avec culture matérielle - artisanat - raquette 

 

Aiin atoskaniwon (Chasse aux animaux à fourrure)

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Eckaniwon (Chasse aux castors avec fût)

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Ickipitatanatikokaniwon (Fabrication de fût à fourrure)

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Irapatcitcikanikaniwon (Fabrication d’équipements / outils)

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Otapanaskokaniwon (Fabrication de traîneaux)

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Pipon

L’hiver, le temps des grands froids ;  pipok (sens descriptif) se dit des éléments gelés. La période où les lacs et les rivières sont gelés, la glace est épaisse ainsi que la couche de neige ; il y a des cristaux. Durant ces mois d’hiver, on pratique surtout la chasse aux castors sous la glace, la trappe aux lièvres, la pêche aux brochets à la ligne« dormante », et plusieurs chassent l’orignal.  À l’hiver et au printemps, la neige rend les déplacements de l’orignal plus ardus, donc il est plus facile de le repérer et de le suivre.

Pakekineskisinikaniwon (Fabrication de mocassins)

Pakitahaniwon (Pêche aux filets)

Pour poser un filet sous la glace l’hiver, on creuse environ cinq trous dans la glace qui permettront de faire glisser une perche en bois à laquelle est attachée une corde suivie du filet. Les trous creusés dans la glace permettent de diriger la perche que l’on doit sortir de l’eau par le cinquième trou. Une fois le filet bien tendu, on referme les trous. On revient quelques heures plus tard ou le lendemain matin pour recueillir les poissons.

Pêche aux filets

 

Pasanawaniwon (préparation de viande fumée)

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Piciw akotaniwon (Pose de collets à lynx)

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Pokonikaniwon (Dépeçage d’animaux)

Kitinikaniwon (Protection des animaux)

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Cipahatanatikokaniwon (Fabrication de fûts à fourrure)

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Tcikekicitaniwon (Dégraissage de peaux)

Matahikaniwon (pakekin) (Émincissement de peaux)

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Manitaniwon (Coupe de bois de chauffage)

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Mitcikawinikaniwon (Fabrication de mitaines/gants)

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Mokaripakanikaniwon (Fabrication de pelles à neige)

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Natarapaniwon (Levée de filet)

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Natisorakaniwon (Levée de pièges)

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Natoswaniwon (Chasse à l’orignal)

Natowirewaniwon (Chasse à la perdrix)

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Nanto maskwaniwon (Chasse à l’ours)

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Nanto asamatikwaniwon (Prélèvement de bois pour raquettes)

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Notwapocwaniwon (Chasse aux lièvres)

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Notwakociwaniwon (Notcimikeciwaniwon) (Chasse aux renards)

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Ickipitataniwon (Affûtage de peaux)

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Nosihwe otcekaniwon (Chasse aux pécans)

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Wapictani onihikaniwon (Trappage aux martres)

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Wapoc akotaniwon (Pose de collets à lièvre)

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Wakinaskwaniwon (Moulage de raquettes)

Wacapaniwon (Coupe de babiche)

Wecihi asamaniwon (Réparation de raquettes)

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Wikasikaniwon (Fabrication de vêtements)

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Wckaniwon (Chasse aux castors avec fût)

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Akotcorakanikaniwon (Fabrication de flotteurs pour filets)

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Asekaniwon (Tannage de peaux)

Asamikaniwon (Fabrication de raquettes)

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Fabrication de raquettes

 lien  avec culture matérielle - artisanat - raquette 

Ackimaniwon (Tressage de raquettes)

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--lien avec culture matérielle - artisanat - raquette 

Arapikaniwon (Fabrication de filets de pêche)

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Aripikorikaniwon (Tressage de peaux de lièvres)

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Ickipitatanatikokaniwon (Fabrication de fûts à fourrure)

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Osawapasikaniwon (Fumaison de peaux d’animaux)

Une fois la peau bien grattée, lavée et assouplie, nous procédons à la fumaison de la peau qui lui donnera sa couleur dorée. La peau est suspendue au-dessus de la fumée et attachée à des perches en bois. Pour fumer la peau, on se sert de copeaux de bois en décomposition (comme le sapin beaumier) appelés «pokototek» (On peut également utiliser cette fumée pour éloigner les mouches. Dans ce cas, les copeaux de bois s'appellent «pismon»).  Avant que la peau soit fumée, elle s'appelle «mosuan» et une fois qu'elle est fumée, elle s'appelle «pikekin». 

Culture matérielle / Artisanat

 

Ositaskwatikokaniwon (Fabrication de manches de hache)

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Otapanaskokaniwon (Fabrication de traîneaux)

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Tcicaskohikaniwon (Dépilage de peaux)

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Sikon

C’est le pré-printemps. C’est le temps du dégel, une période d’ensoleillement et de réchauffement, les éléments de la nature se «dégourdissent». Les activités des animaux et celles des hommes subissent un changement, la vie reprend. C’est une période d’harmonisation pour tous les êtres vivants. On recherche des lieux propices, dans ce cas avec un méso-climat (actamactek) ; les hommes s’adonnent alors aux activités qui se pratiquent sur les versants des montagnes. C'est également le moment où les familles commençaient à se préparer pour retourner vers le «camp principal». À cet endroit, ils reprenaient les canots laissés à cet endroit au début de l'hiver.

Pakotinikanikaniwon (Préparation de pain de sucre)

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Pasanawaniwon wias (Préparation de viande fumée)

La fumaison de la viande peut être fait tout de suite après avoir tué l’orignal ou l’ours ou bien plus tard, une fois que la viande à été gelée. On coupe les viandes sous forme de lanières et on les placent dans la petite cabane conçue à cet effet. Pour la fumaison, on peut utiliser du bois de bouleau pourris que l'on ramasse  en forêt.   

- voir lien vers le travail de Maryse Awashish sur le savoir des femmes

Pikitenakanikaniwon (Fabrication de récipients en écorce)

Au temps des sucres, les femmes fabriquent des paniers faits d’une seule pièce d’écorce de bouleau liée avec de la babiche d’orignal et imperméabilisée avec de la gomme d’épinette bouillie. Ces paniers serviront à recueillir l’eau d’érable et à mouler le sucre d’érables.

Fabrication de récipients en écorce

- lien vers le travail de Karina Ottawa sur l'écorce 

- faire lien avec section écorce - panier

Pikiwisikanikaniwon (Fabrication de tire d’érable)

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Pisawakahikanikaniwon (Préparation de sucre brut)

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Orikihikaniwon (Entaillage des érables)

Tako asamatakaniwiw pirew (Chasse à la perdrix (sur croûte de neige))

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Sakapwaniwon (Castor à la broche)

Après le dépecage de l’animal, on installe le castor sur la broche pour le cuire auprès du feu pendant une journée complète.

 

Sisipaskotokaniwon (Granulation de sucre d’érable)

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Cakweciw onihikaniwon (Trappe aux visons)

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Mos atoskaniwon (Chasse à l’orignal (après repérage))

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Nato maskwahonaniwon (Chasse à l’ours (terrier))

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Naminaskaniwon (Préparation de sirop d’érable)

Au printemps, lorsque la température se réchauffe, la sève des érables à sucres coule en abondance. À ce moment, les érables sont entaillés, l’eau est recueillie et bouillie dans deschaudrons au-dessus du feu. On écume le sirop et on filtre dans du coton. Lorsqu’une chaîne de bulles se dégage de lacuillère percée, c’est le temps de mettre le sucre chaud dans les moules.  À la toute fin des étapes on procède àla granulation du sucre d’érable.

 

Nahactakaniwon tisorakana (Entreposage (remisage) de pièges)

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Amiskw onihikaniwon (Trappe aux castors)

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Nikikw atoslaniwon (Trappe à la loutre)

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Notwapocwaniwon (Chasse aux lièvres)

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Notapwaniwon (Dégustation de résidus de sirop d’érable)

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Notcicipaniwon (Chasse aux canards)

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Notcimwakaniwon (Chasse aux huards)

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Notciniskawaniwon (Chasse aux outardes)

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Notcihimiskwaniwon (Chasse aux castors (affût))

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Notci kinocewaniwon (Chasse aux brochets)

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Wapictani onihikaniwon (Trappe à la martre)

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Wecitorinaniwon (Réparation de canots)

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Amitciwewotaniwon (Transport d’équipement en montagne pour les sucres)

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Ickipitatanatikokaniwon (Fabrication de fût à fourrures)

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Osekwaniwon (irinatikwapo) (Cuisson d’eau d’érable)

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Akokatcic atoskaniwon (Chasse aux marmottes)

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Ickipitataniwon (Affûtage (étirage) de peaux)

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