Événements

Les rendez-vous anthropologiques présentent

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Gilles Bibeau, Ph.D., anthropologue

Gilles Bibeau, professeur émérite à l’Université de Montréal, est l’un des pionniers de l’anthropologie au Québec. Ses multiples publications découlent de ses travaux de recherche réalisés au Québec et dans plusieurs pays d’Afrique du Nord et au sud du Sahara, d’Amérique latine et d’Asie du Sud. Qu’il s’agisse des microcosmes génétiques (Le Québec transgénique : Science, santé, humanité, paru en 2003 chez Boréal) ou de la globalisation de la terreur (Généalogie de la violence, paru en 2015 chez Mémoire d’encrier), l’anthropologue décode les regards autres qui font et défont le monde et l’humanitude.

Il présentera sa conférence intitulée : Violences contemporaines : Retour des dispositifs archaïques de violence à l’âge de la terreur 

Résumé
Comment terrorisme et contre-terrorisme s’engendrent-ils mutuellement dans le face-à-face de deux folies guerrières? D’où vient cette passion de la violence? Le conférencier analyse la manière dont les États souverains exercent leur droit de tuer et de mener la guerre au nom de la sécurité et de la paix. Il dénonce les dérives patriotiques, le nouage du politique, du religieux, du militaire, et déconstruit le mythe d’une violence s’exprimant à travers la course effrénée aux armements de plus en plus sophistiqués. C’est à partir de son dernier livre paru en 2015 (Généalogie de la violence, Montréal : Mémoire d’encrier) que Gilles Bibeau posera son regard sur ce qui, de la guerre froide à la guerre anti-terroriste de Barack Obama, dévoile les enjeux idéologiques, politiques, anthropologiques et éthiques posés par les procédures de construction de l’ennemi.

Yara El-Ghadban, Ph.D., anthropologue et romancière

Yara El-Ghadban est romancière et anthropologue. D'origine palestinienne, elle s'établit à Montréal en 1989 après un long parcours de migration : Dubaï, Buenos Aires, Beyrouth, Sanaa et Londres. C'est dans le croisement de ses recherches menées à la fois au Québec, dans le monde arabe et plus récemment en Afrique du Sud, de son imaginaire d'écrivaine et de son rapport intime au Québec comme Montréalaise issue d'une famille palestinienne, qu'elle réfléchit et écrit. Passionnée de littérature, elle a publié son premier roman L'ombre de l'olivier chez Mémoire d'encrier en 2011. Puis son second, Le parfum de Nour, son deuxième roman, est paru en septembre 2015. Le parfum de Nour servira de tremplin à cette anthropologue et écrivaine singulière pour nous raconter comment écrire la violence sans la violence.

Elle présentera sa conférence intitulée : Écrire la violence sans la violence

Résumé
Comment écrire la violence, lui rendre justice, la traduire dans toute son horreur et toute son humanité, sans aussi la reproduire? C’est une question qui hante les anthropologues depuis la crise de la représentation ethnographique. Comme nous l’ont démontré les critiques postcoloniaux, les récits et les histoires n’émergent pas du vide, ne sont pas racontés ni écrits sur un terrain égal. Peut-on écrire la violence sans la violence? Et si oui, n'est-ce pas aussi tomber dans le piège de l’esthétisation et de la dépolitisation? Je me pencherai sur ce dilemme en revenant sur l’expérience d’écrire LOmbre de l'olivier qui traite de la guerre civile libanaise et les camps de réfugiés palestiniens au Liban et Le parfum de Nour qui évoque le bombardement de Gaza.

Venez en grand nombre!

Date et heure
Mercredi 6 avril 2016 de 13 h à 15 h

Lieu
Pavillon Charles-De Koninck, salle 3136